02 mars 2008
Interview de kaldor, ministre du travail
Libé : Bonsoir Kaldor.
Kaldor : Bonsoir.
Libé :Vous êtes ministre du Travail et préparez actuellement un projet de loi sur les contrats de travail. En quoi consistera-t-il?
Kaldor : C'est simple, l'économie de notre pays est neuve mais son développement est rapide. La création de 12 entreprises Frôçeuses est une preuve de ce dynamisme. Or, en tant que ministre du travail, je suis bien obligé de constater que l'économie est allée bien plus vite que le droit social, voilà pourquoi je souhaite que tous les citoyens travaillant pour le compte d'une entreprise puissent rapidement bénéficier des protections élémentaires apportées par un contrat de travail telles que la limitation de la période d'essai ou la justification obligatoire par l'employeur de tout licenciement.
Libé : Ok. Revenons sur la dernière campagne. Vous avez soutenu le candidat de gauche Fr17, au lieu de soutenir le candidat de votre parti. Pourquoi?
Kaldor :
Avant tout pour une raison idéologique, c'est-à-dire qu'en comparant les idées et les propositions des 2 candidats, je me suis senti plus proche du projet Fr que du projet Gavroche. Ensuite, d'un point de vue plus stratégique, Gavroche s'inscrivait dans la continuité des gouvernements d'unité nationale qui s'étaient établis suite aux dernières élections pourtant remportées par la gauche,
je pensais donc qu'on était allé trop loin dans l'ouverture politique qui n'est pas forcément bonne pour la Frôce et les Frôçeux comme certains voudraient nous le faire croire.
Libé : Globalement, qu'avez-vous pensé de cette campagne et de cette élection?
Kaldor : Tout d'abord, les soutiens de Fr dont j'ai fait partie peuvent se féliciter du score de leur candidat, le meilleur de l'histoire de Frôce pour un candidat à "gauche de la gauche". Le projet que nous avons porté a donc été jugé crédible par les Frôçeux. La campagne électorale a été globalement bonne, nous avons vu de nombreux meetings, des programmes complets, il est néamoins regrettable que le parti socialiste se soit lentement déchiré durant cette campagne au point d'entraîner la démission de Gavroche, je regrette son départ d'ailleurs.
Libé : Donc selon vous, l'état actuel du parti socialiste est dû à la dernière campagne présidentielle? Comment comptez-vous y remédier? Serez-vous candidat au poste de 1er secrétaire?
Non, je pense à l'inverse que la dernière campagne présidentielle est la conséquence de l'état du parti socialiste. Le PS était encore il y a peu un grand parti, or plus un parti est grand, plus la diversité d'opinions dans le parti est grande, il peut alors se former des courants officiels ou officieux dans le parti. Pour maintenir la cohésion du parti, il faut donc que les leaders soient en mesure de rassembler toutes les sensibilités du Parti, c'est ce qu'était parvenu à faire Hacarlesta en tant que premier secrétaire. Depuis, avec l'élection de Cédrik au poste de premier secrétaire ainsi que l'élection de Gavroche à la candidature, le PS a choisi de naviguer sur sa droite , ce qui l'a déséquilibré à mon sens. Et oui, j'ai envie de jouer un rôle dans la reconstruction du parti,si je suis choisi par les militants, au poste de premier secrétaire ou en tant que membre du Bureau National, je ne sais pas encore. Pour le moment, la priorité est aux élections présidentielles.
Libé : Très bien Kaldor. Dans ce cas, nous vous souhaitons bonne chance dans ce long processus de rénovation du PS
